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Comment repenser nos pratiques pour former des citoyen·es éclairé·es ?

mardi 17 mars 2020
Mis à jour le lundi 23 mars 2020

Apprendre relève d’un engagement individuel mais on ne peut apprendre seul·e. C’est à l’enseignant·e de mettre en place les conditions pour que les élèves puissent se confronter à leurs futures connaissances.

À travers des projets d’atelier de création ou de démarches de construction de savoirs, les élèves mettent leurs connaissances à l’épreuve et transforment leurs regards sur les autres et sur eux-mêmes. Confronter leurs idées les amènent à mettre à distance leurs représentations initiales, leurs opinions premières, et à exercer leur esprit critique. Jacques Bernardin (GFEN) le disait ainsi : « Le savoir, que nous souhaitons transmettre n’instruit que s’il transforme. » (« Les idées en mouvement » N° 185, Journal de La Ligue de l’Enseignement, Janvier 2011)

Former des citoyen·nes éclairé·es implique de penser ou de repenser ses pratiques de classes, pour en faire un espace de construction des solidarités à même de développer l’estime de soi à l’intérieur d’un groupe classe dans lequel chacun·e trouverait sa place.

Une formation ambitieuse pour évoluer

La recherche, les groupes associatifs (GFEN, AGEEM, ICEM …), proposent de nombreux dispositifs pour de nouvelles pratiques pédagogiques : « quoi de neuf ? », moment de paroles libres, dispositif de travail sur les émotions, atelier philo ou jeux coopératifs, voire même classe coopérative .

Faciliter l’évolution des pratiques nécessite une formation initiale et continue de haut niveau. Jacques Bernardin précise qu’« il ne suffit pas de prescrire, quelle que soit la pertinence du projet. Faute d’acteurs convaincus et mobilisés… C’est le rôle de la formation. (…) Une logique de compagnonnage ne peut répondre aux exigences d’un métier complexe, obligeant chacun à concevoir et à agir en fonction de variables situationnelles mouvantes. »

Le SNUipp-FSU porte un projet de formation initiale ambitieux dans ses contenus et s’oppose à l’actuel projet de réforme de la formation initiale centré sur les fondamentaux Mathématiques et Français, qui ne tient compte ni de la pluridisciplinarité propre au 1 er degré, ni de la complexité du métier d’enseignant·e et de sa dimension collective.

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