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Construire les gestes professionnels, cela prend du temps...

jeudi 10 janvier 2013
Mis à jour le mardi 2 septembre 2014

En début d’année, de nombreuses questions taraudent les jeunes enseignants : Vais-je réussir à tenir ma classe ? Permettre aux élèves d’apprendre sereinement ? Quelle posture dois-je adopter ? Comment mettre les élèves en activité ou comment formuler les consignes ?

S’il n’est pas possible d’avoir une réponse à tout, il est essentiel de savoir quel sens on donne à ce que l’on entreprend en classe. D’autant que la mise en activité nécessite des ajustements permanents à la diversité des élèves, des savoirs et du contexte scolaire. Cela implique un cadre de travail évolutif dans lequel l’enseignant est simultanément acteur et observateur, ce qui lui permet de prendre des micro décisions dans l’exercice quotidien du métier.

La consigne est un élément déterminant pour la mise en activité des élèves. Mais il est illusoire de croire qu’elle y conduise de façon systématique et immédiate. En effet encore faut-il que l’ensemble des élèves se l’approprie. Cela nécessite souvent de reformuler, de lever les ambiguïtés en créant un espace de réflexion collectif. Jacques Bernardin docteur en éducation conseille aux jeunes enseignants de se méfier du rapport d’évidence aux notions enseignées et de préparer en se plaçant du côté du « naïf » : Qu’ est-il essentiel de comprendre ? Où les élèves en sont-ils ? Cependant il n’existe pas de recettes miracles pour que la classe tourne. L’élaboration d’outils et la construction des gestes professionnels doit s’appuyer sur une formation qui demande du temps.

Au moment de l’’entrée en classe, il faut viser le calme, le respect des règles de vie. Cette préoccupation liée à l’atmosphère de la classe est souvent première lorsque l’on débute. L’entrée dans l’activité correspond, elle, à la mise au travail des élèves et à l’organisation des tâches, qui ne préjugent pas d’un apprentissage effectif, mais qui en sont la condition nécessaire. Enfin l’entrée dans les apprentissages consiste à ce que les élèves perçoivent derrière la tâche à effectuer, la compétence à développer.

Donner du sens à ce que l’on demande de faire, avec ces multiples entrées, implique une distanciation par rapport à sa pratique. Des retours en formation sont nécessaires pour pouvoir confronter ce qui est prescrit et ce qui est mis en pratique. Néanmoins tout n’a pas besoin d’être construit ou inventé. Des outils existent : les instructions officielles, les manuels scolaires avec leur livre du maître, les documents d’accompagnement des programmes toujours en ligne sur le site du SNUipp-FSU, les sites ressources....

Article paru dans la publication "Fenêtres sur cours 1ères classes" du mois d’octobre. dans le dossier "Dans la classe, mais pas complètement dans le métier".

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