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CRPE 2020 : 1300 postes pourraient être perdus ! M. le ministre, abondez les listes complémentaires

mercredi 2 septembre 2020
Mis à jour le vendredi 4 septembre 2020

Le SNUipp-FSU a croisé les résultats du CRPE 2020. Aux 599 postes non pourvus à l’issue des épreuves, il faudra ajouter environ 700 lauréat·es qui ont été reçu·es dans plusieurs académies en même temps et qui devront se désister d’au moins l’une d’entre elles. Le SNUipp-FSU a écrit au Ministre afin de lui demander de garantir que les rectorats aient recours à la liste complémentaire à hauteur des besoins et de les abonder en réunissant à nouveau les jurys du concours.

CRPE 2020 : un nombre considérable de postes non pourvus à l’issue des épreuves d’admission

Académies Postes ouverts aux concours* Recrutements effectués Postes perdus LC**
Aix - Marseille 405 405 0 60
Amiens 380 380 0 39
Besançon 170 170 0 35
Bordeaux 370 370 0 40
Caen 136 136 0 53
Clermont-Ferrand 140 140 0 58
Corse 60 51 9 9
Créteil 1800 1334 466 0
Dijon 310 310 0 42
Grenoble 465 465 0 55
Guadeloupe 80 80 0 20
Guyane 260 260 0 90
Lille 500 500 0 61
Limoges 90 90 0 0
Lyon 550 550 0 254
Martinique 50 45 5 8
Mayotte 190 190 0 100
Montpellier 255 255 0 27
Nancy - Metz 380 380 0 43
Nantes 300 300 0 73
Nice 300 300 0 23
Orléans-Tours 450 450 0 231
Paris 385 285 0 74
Poitiers 170 170 0 55
Reims 185 185 0 15
Rennes 250 250 0 98
Réunion 200 199 1 40
Rouen 204 204 0 77
Strasbourg 310 310 0 25
Toulouse 250 250 0 31
Versailles 1920 1802 118 22
TOTAL 11 415 10 816 599 1758

* Somme des concours externes, seconds concours internes, troisième concours et concours spéciaux de recrutement des professeurs des écoles
**Liste Complémentaire

Depuis des années, tous les concours de recrutement de professeur·es des écoles ont été marqués par des postes non pourvus à l’issue des épreuves d’admission, faute de candidat·es. Cette année la perte risque d’être beaucoup plus importante car les concours ayant eu lieu à des dates différentes en raison de la crise sanitaire, des candidat·es ont obtenu le concours dans plusieurs académies.
Par conséquent, aux 599 postes non pourvus à l’issue des épreuves du CRPE 2020, il faut ajouter environ 700 lauréat·es qui ont été reçu·es dans plusieurs académies en même temps et qui devront renoncer au concours dans au moins l’une d’elle.

En d’autres termes, dans la réalité, sur les 11 415 places offertes au concours, il n’y que 10 166 lauréat·es inscrit·es sur liste principale.

Pour compenser cette perte, le recours aux listes complémentaires sera indispensable mais risque d’être insuffisant.

Les académies de Créteil et Versailles concentrent les difficultés

Cette crise de recrutement est particulièrement prégnante dans les académies de Créteil et Versailles qui continuent à perdre des postes. Pour les concours 2020 l’académie de Créteil a perdu 466 recrutements (2938 depuis 2013) et celle de Versailles a perdu 118 recrutements (1404 sur les neuf derniers concours). Mais 49 lauréat-es du concours principal de Créteil ont été reçu-es dans au moins une autre académie, 52 à Versailles. Il est donc à craindre que le nombre de postes perdus dans ces académies soit plus important. Les concours supplémentaires, organisés dans ces 2 académies, ne suffisent pas à combler cette perte.
En effet, sur les 500 lauréat·es du concours supplémentaire de Créteil, 134 ont également été reçu·es dans une autre académie et risquent donc de se désister.
À Versailles, sur les 200 lauréat·es de ce même concours, 93 ont été reçu·es dans une autre académie.

Des solutions existent

Avant même la tenue des épreuves d’admission, le SNUipp-FSU a interpellé le ministère , pour lui demander de mettre en place des solutions dans l’urgence :

- Abonder significativement les listes complémentaires.
- À défaut de places supplémentaires au concours, garantir, partout, le recours à la liste complémentaire à hauteur des besoins, y compris pour le concours supplémentaire de Créteil et Versailles.
- Permettre aux académies déficitaires de recourir à la liste complémentaire d’autres académies sur la base du volontariat des stagiaires.

Mais le recrutement des professeur·es des écoles doit être pensé sur le long terme et de façon ambitieuse.
Au début des années 90, une allocation non négligeable, correspondant à environ 1300 euros par mois avait été mise en place pour les étudiant·es se destinant aux métiers d’enseignant·es, sous condition d’assiduité mais sans contrepartie d’un service en responsabilité de classe.

Le SNUipp-FSU considère que de véritables pré-recrutements, dès la L1 sont indispensables afin de garantir un vivier suffisant, sécuriser les parcours des étudiant·es et démocratiser l’accès au métier. Ils doivent être massifs, sans contrepartie d’exercice en responsabilité, ouvrir le droit à la retraite et garantir une rémunération suffisante pour poursuivre des études et préparer le concours. Le statut doit garantir des conditions d’encadrement et de formation pour obtenir le diplôme requis au concours puis réussir le concours.

LIRE  :
- Le courrier au ministre

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