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Edith Maruejouls : "Mixité : à la conquête de l’espace"

mardi 14 mars 2017
Mis à jour le mercredi 15 mars 2017

Après 14 ans comme experte sur les questions d’égalité dans l’espace urbain, notamment sur les politiques jeunesse en lien avec celles de la politique de la ville, Edith Maruéjouls a créé le bureau d’études l’ARObE (Atelier Recherche Observatoire Egalité) qui accompagne la mise en œuvre des politiques publiques d’égalité intégré.

Elle a depuis obtenu sa qualification de maîtresse de conférence. Elle est membre active de l’association Genre et Ville. Edith Maruéjouls propose dans ses travaux d’analyser les phénomènes sociaux sous l’angle du genre. C’est une approche systémique, épistémologique et structurelle. S’appuyant sur les études des féministes scientifiques, elle déconstruit la société française en mettant en lumière les stéréotypes sexués, le sexisme et les inégalités réelles qui en découlent. Ses préconisations ouvrent la voie à une société innovante et pleinement égalitaire.

Le projet d’école égalitaire dans une école des Landes : les enjeux de l’égalité intégrée à l’école

Deux jeunes sur trois pratiquant une activité de loisir subventionnée sont des garçons. A partir de l’entrée au collège, les filles décrochent des équipements de loisirs et deviennent rapidement invisibles dans l’espace public. Les garçons y sont plus présents et occupent quasiment seuls les « city stades », les « skate parcs », les maisons des jeunes, les gymnases, les terrains en accès libre, les salles de répétition.

Même lorsque les équipements accueillent autant de filles que de garçons, la pratique est sexuée (piano pour les filles, batterie pour les garçons etc.). Lorsque l’on privilégie l’entre soi, équipe sportive masculine vs équipe féminine, « activités filles » vs « activités garçons », les activités non mixtes masculines prennent le dessus sur celles des filles (foot, rugby sont les sports hégémoniques parmi les clubs dont les moyens dédiés sont plus importants pour une pratique masculine) ; de surcroît il y a plus de choix pour les garçons.

Loin d’être mixte, la fréquentation des espaces et équipements des loisirs des jeunes, en France, confirme l’inégalité réelle ou inégalité de traitement entre les filles et les garçons. Plus encore, l’organisation de ces espaces, la gouvernance de ces équipements participent du maintien et de la construction d’un système hiérarchisant. Les normes sociales véhiculées contribuent à définir ce qu’est « être une fille » (« être un garçon ») et installent un système très performant de gestion des rapports sociaux de sexes : le genre.

La présentation s’attache à montrer le lien entre les espaces de jeux, la mixité à l’école et l’inscription lente et durable des rôles sociaux de sexe à travers l’analyse du micro espace de loisir que représente la cour de récréation. Cette communication retrace le travail de collaboration et de construction autour d’un projet d’école égalitaire démarré il y a six ans à l’école élémentaire du Peyrouat (Landes).

En partenariat avec la Ligue de l’enseignement

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