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ESPE :
Une mise en route laborieuse

jeudi 11 décembre 2014
Mis à jour le jeudi 11 décembre 2014

Le rapport de l’Inspection générale dresse un constat sévère sur la mise en place de la formation initiale dans les Espé.

« Une mise en œuvre laborieuse de la formation initiale dans les Espé », c’est ce que met en avant le rapport de l’Inspection générale paru en septembre, corroborant celui du Sénat en juin dernier. Pourtant une mesure phare de la loi de refondation.

Après leur mise en place dans un délai très rapide en septembre 2013 et quelques couacs dans les accréditations maintenant réglés, les Espé, note le rapport des IG tout comme celui du Sénat, éprouvent des difficultés à faire émerger un tronc commun à tous les étudiants des 3 filières, 1er degré, 2nd degré et personnels d’éducation. Ce tronc commun n’existe pas dans 1/3 des Espé. Un esprit d’école et une culture commune à tous les enseignants sont pourtant nécessaires au-delà des différences d’identités professionnelles et de statuts. La formation professionnelle en alternance reste encore un défi, la barrière entre « monde universitaire » et « monde scolaire » n’étant toujours pas levée.

Alors comment articuler plus efficacement le stage en responsabilité et la formation théorique ? Avec qui réfléchir au volume horaire de la formation, le mi-temps en responsabilité dans une école pour les M2 étant jugé trop lourd ? De plus, l’adaptation des Espé à des publics différents n’a pas été anticipée, notamment pour les titulaires d’un master 2 qui ont échoué au concours et qui se retrouvent en cours avec des PES qui l’ont eu et travaillent déjà à mi-temps dans les écoles.

Pour les formateurs, qu’ils soient à l’université, à l’Espé ou sur le terrain, « un référentiel de missions et de compétences » permettrait d’actualiser et de clarifier les attentes de l’université et celles de l’académie. À ce titre, la formation de formateurs doit être une priorité.

Quant à la formation continue, elle souffre d’un manque de lien avec l’université et « il conviendrait de redéfinir la manière dont sont élaborés de nombreux plans académiques de formation ». Les préconisations de ces 2 rapports confirment la nécessité de rouvrir le chantier. La formation des enseignants a besoin d’un cadrage national de son employeur, l’État, qui doit affirmer ses attentes en matière de formation au métier et en garantir les moyens, sans en renvoyer la responsabilité à l’autonomie des universités.

A consulter :

- Le rapport de l’IGEN (sept 2014) :"La mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducation"
- Lerapport du Sénat (juin 2014)
- Trois questions à Philippe Joutard : « Une formation continue en voie de disparition »

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