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La gestion de la classe

lundi 22 septembre 2014
Mis à jour le jeudi 25 août 2011

La gestion de classe s’inscrit dans un contexte moderne d’éducation. Elle vise à optimiser le temps d’apprentissage en gérant de façon appropriée le comportement des élèves et les contenus pédagogiques (Wikipedia)



ce qu’il faut installer  :

- climat de classe : coopération, entraide, studieux, serein
- règles de vie, de fonctionnement
- routines de la classe

ce qu’il faut maîtriser :

gestion des contenus et de la mise en œuvre des apprentissages

- Préparer minutieusement la séance  : Chaque mot de la consigne doit avoir été préalablement pensé, vous devez être au clair avec les objectifs de votre séance et les compétences que vous voulez travailler.

-  Vérifier la compréhension des consignes avant de mettre les élèves au travail (en demandant à plusieurs élèves de réexpliquer ce qu’il faut faire : que dois-tu faire ? On a fini l’exercice quand …, ), cela évitera à ceux qui n’ont pas compris ce qu’il faut faire de se disperser rapidement et de faire tout autre chose comme mettre le désordre par exemple.

-  Prévenir les élèves que la consigne ne sera dite qu’une seule fois

- Préparer le matériel  : pour faire cet exercice de quoi as-tu besoin ? Pour les élèves de CP, on peut afficher le matériel utile pour la réalisation de l’activité sous forme de dessin.

- Les élèves doivent savoir ce sur quoi ils travaillent  : à quelle phase de la séquence d’apprentissage se situe l’activité proposée ( structuration, entraînement) et quelles compétences elle va permettre de travailler.

- Cette clarté, permet aux élèves de s’impliquer dans l’apprentissage et donc de s’impliquer dans les activités : je ne fais pas le travail parce que le maître me l’a demandé mais parce qu’il va me permettre de …

Chaque élève doit pouvoir répondre à la question : qu’est-ce que j’ai appris ? L’ enseignant pour préparer sa séquence, sa séance doit se poser la question lors de sa préparation : qu’est ce que les enfants vont apprendre ? Et en fin de séance : est ce que les objectifs sont atteints ?

- Lors de votre préparation essayer d’anticiper les erreurs éventuelles, les incompréhensions

- Prévoir du travail supplémentaire (contrat, exercices en plus, travail à finir, réalisation dans un des coin des la classe) pour les élèves qui auront fini avant, sinon ils vont s’ennuyer, et perturber la classe. Les élèves savant ce qu’ils peuvent faire quand ils ont terminé.

-  Attention aux activités qui seraient trop longues : temps en collectif trop long qui fait que des élèves décrochent, travail de groupe sur un temps trop long. Pour cela varier les formes de travail, les modalités au cours de l’activité  :par exemple une phase orale collective, lecture individuelle de la tâche proposée, travail écrit par deux sur la tâche, mise en commun collective. Il ne faut pas hésiter à clore une activité, à réduire le temps prévu si les élèves commencent à se dissiper.

-  Donner des limites de temps pour chaque activité en utilisant une pendule (heure de fin d’activité, repère sur la pendule ..)

- La correction collective est un moment qui prête à l’agitation : Posez-vous la question de l’utilité de la correction : ceux qui suivent sont les élèves qui ont réussi, les autres décrochent rapidement et ne bénéficient en rien de ce temps collectif.

Il ne faut pas forcement tout corriger ( est ce que cette correction collective est utile aux élèves qui n’ont pas réussi ?) choisir de corriger une partie seulement : ce qui a posé problème aux élèves, ce qui permet de développer un aspect particulier de la leçon. Le reste sera corrigé de façon individuelle en autonomie ou lors d’un groupe de travail avec l’enseignant pour les élèves les plus en difficulté.

 

Gestion de l’attitude et des comportements des élèves

- Chercher à recentrer l’attention de tous quand vous voyez que certains élèves « décrochent », au moment de la présentation de l’activité en mettant les élèves dans une posture « d’écoute » ( je croise la bras sur la table par exemple )

- ne parler que dans le silence

-  Prévoir des retour au calme , des transitions entre les activités  : une comptine, lecture d’un poème ou d’une histoire courte, de la relaxation, des exercices de respiration (yoga), retour sur l’emploi du temps de la journée.

- Il peut y avoir un gardien du bruit ou du silence  : il agite une clochette/un "baton de pluie" quand le bruit est trop fort.

 

problèmes de comportement et posture du maître

La préparation minutieuse de la journée de classe ( être au clair sur les objectifs, la variation des diverses formes de travail, la gestion des transitions, l’aménagement de « respirations », la préparation de l’organisation matérielle, l’absence de temps morts, la différentiation pour s’ajuster au niveau des élèves ..) peut éviter l’agitation, et bien des problèmes de comportement. « C’est en organisant le travail que l’on organise la discipline »

Mais face à des élèves dissipés et agités, il faut aussi rester maître de la classe : Le début de l’année, où les élèves testent les limites de l’autorité du maître, est un moment très important.

- Il s’agit de définir ses propres seuils de tolérance : ce que j’accepte, ce que je n’accepte pas. Mais vous êtes avant tout le gardien de la loi et des règles. Les élèves les connaissent (les élèves sont associés à une réflexion concernant les règles de la classe) et connaissent les sanctions auxquelles ils s’exposent : l’infraction à une règle entraîne obligatoirement une conséquence ( geste ou regard, remarque, réprimandes, sanctions, punition ..)

- savoir dire non

-  tenir sa parole  : ne pas annoncer des sanctions qu’on ne tiendra pas

-  Respecter pour être respecté

- On peut déplacer l’élève perturbateur vers un endroit où il peut écouter et travailler sans déranger (pas à l’extérieur de la classe sans surveillance) : motif et durée connus de l’enfant.

- On peut mettre cet élève, pour une durée déterminée, dans une autre classe avec son travail.

- Ne pas priver un élève d’une récréation complète

- Essayer de poser votre voix, garder la voix « forte » pour des moments (rares) où vous voulez « marquer le coup ». Si votre ton habituel est déjà très élevé, vous n’aurez plus de marge pour les moments de « colère ». une voix posée, le respect du silence par l’enseignant pendant la réalisation du travail donné, permettra d’avoir un climat serein dans la classe, qui n’encourage pas l’agitation 

- moduler votre voix selon les circonstances : suffisamment fort pour la classe entière, à voix basse quand vous travaillez avec un groupe, chuchotement pour un élève : ce sont les règles que doivent suivre les élèves et vous êtes un modèle.

 

gestion des formes de travail

 

- Règles de fonctionnements spécifiques dans un double niveau : un groupe en autonomie, un groupe avec l’enseignant.

- Mettre en place un code de comportement selon le type de regroupement . Le rappeler (surtout en début d ’année) avant la mise en travail, on peut réaliser différentes affiches que l’on peut mettre au tableau pendant la réalisation de la tâche.

Collectif  : écoute et participation

  • Je lève la main pour demander la parole
  • J’attends mon tour pour parler
  • J’écoute ce que disent mes camarades ou le maître

groupe

  • Je chuchote lors d’un travail de groupe pour ne pas géner le travail de tous
  • On ne parle pas tous en même temps : j’écoute les autres et j’attends mon tour pour parler
  • Il s’agit d’un travail où nous devons coopérer

individuel :

  • Je travaille en silence
  • Si j’ai besoin d’aide, je lève la main pour demander à l’enseignant de venir
  • Si j’ai besoin de parler, je chuchote

évaluation

  • travail individuel et silencieux

 

posture du maître

 

- moduler sa voix selon les circonstances : chuchoter quand les élèves travaillent, parler suffisamment fort pour parler à la classe,

-  Essayer de garder son calme en toute circonstance (plus facile à dire qu’à faire) : utiliser des gestes codés plutôt que les interpellations à travers la classe : doigt sur la bouche, froncement de sourcils, regard, geste de la main. S’approcher de l’élève qui poserait problème pour lui chuchoter vos remontrances. Garder votre voix pour des situations exceptionnelles : ces interventions n’en seront que plus efficaces.

- Être ferme  : vous êtes garant des règles de la classe et de la loi. Il faut savoir dire non et exiger le respect des consignes (les codes de comportement mis en place pour le travail individuel par exemple, le déplacement du rang dans les couloirs …)

- tenir parole : que ce soit pour une chose promise ou pour une « menace » de sanction. Ne promettre que ce qu’on peut tenir.

L’enseignant doit être un modèle pour les élèves :
- Il doit être bienveillant, rigoureux, respectueux, dynamique ; il fait attention au niveau de langage et au ton qu’il emploie.

- Il est rassurant et disponible : il est convaincu de la potentialité de chacun,

L’enseignant crée les conditions favorables aux apprentissages : Il a un regard positif sur les élèves, il est attentif au niveau de chacun et propose des situations diverses et variées. Il est attentif à la qualité de son travail et celui de ses élèves.

 

 

Quelques réponses à des comportements difficiles … tiré de « Comment enseigner en ..., Chantal Mettoudi, Hachette »

 

L’enfant hyperactif souvent agité, incapable de fixer son attention, fait du bruit, vit dificilement les moments collectifs... propositions : maintenir une proximité physique pour l’apaiser, le retenir se montrer particulièrement présent lors de la mise au travail, suivre l’avancé de son travail en l’interrogeant doucement lui confier des responsabilités qui lui permettent de se déplacer comme distribuer les cahiers ou effacer le tableau lui faire jouer un rôle positif auprès de autres enfants lui parler doucement et lentement faire un rappel régulier, ferme mais calme, des règles de vie (en tête à tête)

l’enfant peu autonome souvent en retrait, prend peu la parole, ne prend pas d’initiative, attend qu’on le guide dans son travail propositions  : le laisser en début d’année observer et prendre ses marquest respecter ses temps d’isolement privilégier des moments individualisés pour l’aider à reformuler les consignes, les étapes de réalisation de ce travail le rassurer : sourires, regard encourageant, gestes apaisants le valoriser

l’enfant opposant refuse souvent d’obéir, entraîne les autres dans la désobéissance, négocie toutes les demandes propositions  : lui faire comprendre qu’il y a des limites et des règles, que vous en êtes le garant et comment vous vous chargerez de la maintenir le rappeler à l’ordre sans se fâcher et de façon discrète pour éviter de le stigmatiser comme leader négatif décrire son comportement et les conséquences pour lui comme pour la classe faire apparaître clairement les situations où l’enfant a le choix d’agir ou non expliciter la finalité de chaque demande

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