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On ne marche pas ! On défile

vendredi 12 avril 2019
Mis à jour le vendredi 12 avril 2019

Grève le 9 mai avec l’ensemble des fonctionnaires et manifestation nationale le 18 mai, les enseignantes et les enseignants des écoles vont une nouvelle fois se mobiliser pour revendiquer l’abandon des projets de loi « école de la confiance » et de « transformation de la Fonction publique ».

Les enseignantes et les enseignants des écoles, très engagé·es dans la grève interprofessionnelle du 19 mars, y exprimaient leur volonté de voir aboutir un autre projet pour l’école que celui proposé par le ministre de l’Éducation nationale, un projet synonyme de réussite pour tous les élèves. Ils ont enfoncé le clou les 30 mars et 4 avril et c’est maintenant les 9 et 18 mai prochains qu’ils auront l’occasion de redire leur attachement au service public et leur refus de la loi Blanquer.
En effet, les syndicats de la Fonction publique appellent ensemble tous les fonctionnaires à cesser le travail et à manifester partout en France le 9 mai prochain pour refuser le projet de loi de « transformation de la Fonction publique ».
Un texte qui fait écho par certaines dispositions à celui pour l’école. Il prévoit notamment un recours accru au recrutement d’agent·es par « contrat », en lieu et place du recrutement sous statut de fonctionnaire, ce qui aurait pour effet de remettre en cause l’égalité d’accès à l’emploi public par concours. Une mesure qui battrait en brèche la garantie d’indépendance des agent·es au service de l’intérêt général, gage de la qualité des services rendus au public. Conjuguée à la diminution du nombre de postes ouverts aux concours d’année en année et à la réforme de la formation initiale, la porte serait dès lors grande ouverte à l’embauche massive de contractuel·les.

Le projet de loi prévoit notamment de priver les instances paritaires de l’essentiel de leurs prérogatives en matière de gestion des carrières, d’empêcher par exemple les élu·es des personnels d’exercer leur rôle de contrôle sur les opérations de promotion et de mouvement, favorisant ainsi une gestion opaque et privant les personnels de recours contre l’arbitraire. Avec la remise en cause des règles du mouvement des personnels actuellement en cours, cette mesure dégraderait les droits enseignant·es.

Sans compter la suppression annoncée de 120 000 emplois dans la Fonction publique et l’absence totale de revalorisation salariale pour les quelque 5,5 millions de fonctionnaires.
Le corps enseignant, dans le cadre des mobilisations en cours, marquera aussi, une nouvelle fois, son opposition à la politique éducative rétrograde et libérale que poursuit le ministère de l’Éducation nationale sans prendre en compte ni l’expertise professionnelle du terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l’ensemble de la communauté éducative. Et le projet de loi de « l’école de la confiance » va accroître les inégalités sans répondre à la nécessité d’améliorer le service public d’éducation pour assurer la réussite de tous les élèves.

À PARIS LE 18 MAI

Déjà très mobilisés les 19, 30 mars et 4 avril derniers, et après le 9 mai, les personnels des écoles seront également dans la rue le 18 mai prochain à Paris, à l’occasion d’une manifestation nationale pour redire au ministre de l’Éducation nationale qu’elles et ils ne veulent pas de sa loi sur « l’école de la confiance ».
Et celui-ci peut bien évoquer dans les médias un « festival de bobards  », les raisons de ce refus sont bien réelles.
Non, les enseignantes et les enseignants ne veulent pas de cette modification radicale de la structuration de l’école avec la mise en place des EPSF. La profession refuse aussi que soit remise en cause sa liberté d’expression et refuse le cadeau fait à l’école privée avec l’instauration de l’instruction obligatoire à 3 ans. Pas plus qu’elle n’accepte la possibilité de voir confier des classes à des étudiantes et étudiants sans formation.

Le 9 mai, avec l’ensemble des syndicats de fonctionnaires, le SNUipp-FSU appelle donc les PE à se mettre en grève pour dire non à la réforme de la Fonction publique et exiger l’abandon du projet de loi Blanquer. Une exigence qui sera au cœur de la manifestation nationale du 18 mai à Paris pour hausser encore le niveau de la contestation.

Lire :
- Le communiqué des syndicats de fonctionnaires
- Loi Blanquer : « Nous ne marchons pas ! », envoyez votre mail au ministre

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