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Quand le chant fait l’Histoire

mercredi 25 mars 2020
Mis à jour le mardi 7 avril 2020

Nelda Vettorello Petit est remplaçante à Besançon. Nommée à la pré-rentrée en CM1-CM2, elle choisit de s’inscrire dans un parcours culturel liant chants de résistants et seconde guerre mondiale, en partenariat avec le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Pourquoi t’es-tu orientée vers ce dispositif ?
Tout s’est fait dans la précipitation au vu de ma nomination tardive sur le poste. On m’a proposé les différents parcours et ce qui m’a tout de suite attirée, c’est l’entrée artistique : le chant. Je n’ai vu qu’ensuite, en lisant la brochure que c’était un parcours en lien avec l’Histoire. Et là, je me suis inquiétée car c’est un sujet difficile pour moi surtout en début d’année avec des CM1.

Comment s’est déroulé ce projet ? 
Nous nous sommes d’abord plongés dans les archives, accompagnés par les chargées de mission du musée, pour étudier des chansons de la Résistance et les valeurs qu’elles défendent, notamment un chant « Monsieur Hitler » sur l’air de Cadet Roussel à partir duquel on a retracé toute l’invasion de l’Europe par Hitler. Cette entrée en matière a posé les choses de manière très claire. Les rappels ensuite ont été faciles parce que les élèves avaient mémorisé tout ce qui avait été dit. Ensuite, après avoir défini ce qu’était un chant engagé, nous sommes rentrés dans le travail d’écriture couplé au travail d’interprétation afin de créer une chanson militante enregistrée et interprétée devant les familles. Pendant toute cette période, un musicien était avec nous. Dès le début des ateliers d’écriture, consignes posées, il installait une ambiance sonore en jouant du violoncelle ou de la guitare. C’était une atmosphère plaisante, créative. Et ça a été vraiment productif.

Au final, que retiens tu de cette expérience ?
Cela a vraiment été une riche expérience. J’ai découvert une autre manière de travailler. Ça m’a ouvert des portes et ne pas être seule dans ma classe m’a permis d’aller plus loin dans ma pratique. Le fait de travailler avec d’autres personnes, de lier les domaines d’apprentissages, de sortir de la classe, ça ancre, c’est plus efficace. Et ça a clairement eu un impact positif sur l’appropriation des compétences par les élèves. Maintenant je m’aperçois que l’Histoire , domaine auquel j’étais plutôt réfractaire, sera plus facile à enseigner pour moi, parce que j’ai compris qu’on pouvait aborder les choses d’une manière différente.

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