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Stéphane Sevant, un écrivain dans la classe

vendredi 29 mars 2013
Mis à jour le lundi 28 janvier 2013

Auteur d’une trentaine d’albums et romans Stéphane Servant est tombé tout petit dans la lecture, il en est ressorti auteur de littérature jeunesse.

Dire que Stéphane Servant est tombé dans la littérature presque par ennui est sans doute un peu exagéré. Lire, comme il le dit lui-même, c’était au temps de l’enfance « le bonheur d’explorer d’autres univers », le moyen d’oublier un peu les soucis de la maison où les parents se disputaient. « J’étais souvent seul » confie-t-il, seul avec son livre qui l’emmenait en voyage, ou seul avec sa grand-mère chez qui il partait se réfugier pour qu’elle lui lise des contes… À 37 ans Servant a déjà publié une trentaine de livres jeunesse, des albums tendres comme « Dans combien de temps je serai grand » avec Sandra Poirot-Cherif, ou « Envolée » avec Aurélia Fronty, mais aussi quelques ouvrages d’auteur-illustrateur tel « Un tout petit pois ». Chez Rue du monde, Stéphane Servant c’est aussi des romans pour enfants (à lire dès le cycle 3), comme « La cabane sur le toit », l’histoire d’un enfant de la cité qui construit son jardin secret sur le toit le l’immeuble, une cabane, mais qui n’échappera pas à l’environnement des copains, l’argent, l’action, la musique…

« Écrire pour les enfants, ce n’est pas un choix conscient » confie Stéphane Servant qui publie aussi des romans noirs parmi lesquels Guadalquivir (Gallimard) qui lui a valu le prix Chronos en 2010.

S’il n’a jamais cessé de remplir des carnets de notes depuis son enfance, Stéphane a connu tout un parcours professionnel dans le secteur culturel, dans celui de l’éduction populaire. « Je voulais devenir éducateur spécialisé, et au final me voilà écrivain » s’amuse-t-il, car bien évidemment cela n’a rien d’une fatalité. Pour autant, son goût pour l’enfance est resté. L’auteur aime bien pousser la porte des classes et arriver les mains dans les poches, mais la tête pleine de mots à échanger avec les élèves et les enseignants, pratique qu’il réalise assez souvent à la demande de ces derniers.

« J’ai toujours considéré le livre comme un moyen d’émancipation, d’où mon envie de parler de l’enfance aux enfants ». Aller en classe, « c’est l’occasion pour moi de sortir de ma grotte d’écrivain, de me frotter au réel de l’enfance, d’avoir un retour sur mes textes ». Mais surtout, dit-il, « j’aime bien l’idée qu’un livre est vivant, qu’il se partage. Il n’y a pas d’un côté un auteur déconnecté du réel et de l’autre un lecteur qui serait un simple consommateur. Il y a une rencontre qui se crée à travers le texte avec l’auteur, le lecteur et l’enseignant qui joue le rôle de passeur. » Évidemment, ce moment se prépare toujours en amont, par un échange avec l’enseignant, une lecture en classe avant la venue de l’auteur. Son souhait est alors de « laisser toute la place à la rencontre avec les enfants ». Si l’enseignant souhaite poursuivre la rencontre par un travail d’écriture ce n’est qu’après que ça se passera. Dans la majorité des cas, on lance des pistes à la fin de la rencontre, on les explore avec les enfants de manière orale, le travail se fera ensuite avec l’enseignant et moi je le suis à distance s’il le souhaite  ».

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