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Un 8 mars sous le signe de l’égalité au travail

mercredi 6 mars 2019
Mis à jour le mercredi 6 mars 2019

Vendredi 8 mars à 15 h 40, un arrêt de travail de toutes les femmes est proposé pour rappeler symboliquement les écarts salariaux qui persistent. Manifestations et rassemblements s’organisent partout en France et dans les autres pays.

Le 8 mars, journée internationale de luttes pour les droits des femmes, est l’occasion partout dans le monde d’effectuer un bilan sur l’ensemble des droits acquis ou à conquérir pour les femmes et les filles. La FSU s’engage à "poursuivre ce combat au quotidien car l’égalité professionnelle comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles participent d’une société plus juste, plus égalitaire et plus démocratique."

En France, les réformes à marche forcée dégradent les droits de toutes et tous les salarié-es mais elles auront des impacts plus négatifs sur les femmes. En effet, la loi Fonction Publique, "par le recours accru aux contrats, va générer plus d’emplois précaires alors même que ce sont les femmes qui sont le plus impactées par ces emplois subis". De même, la fusion prévue des CT et des CHSCT va affaiblir les leviers d’action pour lutter contre les injustices, les violences et les risques psycho-sociologiques subis par les femmes. Enfin, la volonté d’imposer la mobilité à l’ensemble des fonctionnaires sera plus contraignante pour les femmes souvent en charge des enfants et de la famille en général.

Des mesures fortes dès l’école

Pour la FSU, "l’amélioration des services publics passe par une consolidation des droits, des missions et des conditions de travail" des agent-es. C’est pourquoi elle exige qu’une "autre réforme soit envisagée et que l’ensemble des conditions de vie et de travail des femmes fasse partie d’une démarche intégrée à tout nouveau projet".
Alors que le gouvernement a annoncé l’égalité et la lutte contre les violence comme une grande cause nationale, le ministre de l’éducation propose une loi « pour une école de la confiance » qui ne dit rien de l’égalité filles-garçons et ne prévoit rien contre les violences à caractère sexiste. Pour la FSU, "obtenir l’égalité professionnelle impliquent des mesures fortes pour l’école. La lutte contre les stéréotypes de genre et contre les violences faites aux femmes et aux filles doit bénéficier de moyens dédiés pour former l’ensemble des personnels."

Alors que le 8 mars est un jour férié dans plusieurs dizaines de pays africains et asiatiques notamment, la ville de Berlin a décidé cette année d’en faire de même. Inspirées des mobilisations en Espagne et en Pologne, la Belgique appelle elle aussi à une grève féministe.
En France, l’appel intersyndical et féministe entend montrer que le 8 mars à 15 h 40, "si les femmes s’arrêtent le monde s’arrête". La FSU appelle donc les personnels à "s’engager dans les actions menées sur l’ensemble du territoire pour les droits des femmes. Car l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont des exigences sociales."

La vidéo #8mars15h40

Aller plus loin
- La brochure du SNUipp sur l’égalité filles-garçons
- Le communiqué de la FSU

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