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Une scolarisation un peu particulière :
celle des enfants Roms

jeudi 10 janvier 2013
Mis à jour le jeudi 10 janvier 2013

Si tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, les familles Roms qui vivent dans des squats ou des bidonvilles doivent souvent batailler contre le refus des municipalités pour pouvoir inscrire leurs enfants à l’école.

Les enfants Roms scolarisés pour la première fois en France sont non-francophones et n’ont pour beaucoup jamais été scolarisés auparavant. Ils peuvent être regroupés en classe d’initiation (CLIN) ou pris en charge par le CASNAV (Centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des voyageurs). Mais les inspections académiques peinent à mettre en place ces dispositifs spécifiques, par manque de moyens et les enfants Roms sont scolarisés directement en classe ordinaire.

Il est conseillé de travailler avec les associations de terrains qui peuvent jouer le rôle de relais et d’explication tant pour les familles que pour les équipes enseignantes qui accueillent ces enfants. Sinon, comment apprendre à connaître les codes culturels de ces familles qui sont, comme toutes, préoccupées par l’avenir de leurs enfants ? Et comment ces familles en très grande précarité peuvent-elles comprendre et surtout suivre les codes spécifiques de l’école. Comment apprendre ses leçons, apporter des affaires pour la piscine... quand la priorité des parents est de trouver un endroit pour dormir et quelque chose à manger pour les enfants le soir. Comment participer en classe quand la seule question que l’on se pose est de savoir si le soir en rentrant le campement sera encore là ?

Après l’émotion et les protestations suscitées par les nombreuses expulsions durant l’été, George Pau-Langevin, ministre déléguée à la réussite éducative, a envoyé mercredi 12 septembre 2012 aux recteurs d’académie trois circulaires pour favoriser la scolarisation des enfants roms et itinérants.

Le SNUipp et la FSU s’opposent aux expulsions des camps de Roms sans mise en place de solutions adéquates et durables pour les familles. Ils demandent que, dans le respect des conventions internationales des droits humains, le droit à l’Éducation des enfants Roms soit assuré afin qu’ils puissent suivre un parcours scolaire de la maternelle au lycée et, que les familles disposent de conditions de vie décentes : droit à la protection sociale, droit à l’éducation, accès aux soins…

Article paru dans la publication "Fenêtres sur cours 1ères classes" du mois d’octobre.

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