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Dans l’action pour les salaires

mercredi 23 novembre 2022
Mis à jour le lundi 28 novembre 2022

La pétition, initiée par le SNUipp-FSU, exigeant une revalorisation de 300 euros net par mois sans contrepartie a recueilli plus de 47000 signatures. Le syndicat l’a portée lors des négociations qui ont débuté au Ministère pour montrer que cette revendication répond à une forte attente des personnels. Il continuera à se mobiliser pour obtenir une augmentation massive des salaires.

Ce mercredi 16 novembre marque la fin de la phase de concertations avec le ministère sur les salaires des personnels de l’Éducation nationale. Présent à la table des discussions en tant que premier syndicat des personnels dans le 1er degré, le SNUipp-FSU estime que le budget alloué à la revalorisation et les premières annonces du ministère ne reflètent pas la demande de la profession. Il dépose sur le bureau du ministre plus de 46 000 signatures des personnels enseignants et AESH réclamant une première étape de revalorisation immédiate de 300 € nets mensuels, pour toutes et tous, sans contrepartie.

Un happening de mobilisation : plus de 46 000 signatures sur le bureau du ministre

Ce mercredi 16 novembre, à l’occasion d’un happening à proximité du ministère, le SNUipp-FSU a interpellé le ministre de l’éducation nationale sur le déclassement salarial de la profession enseignante et le manque de reconnaissance salariale des AESH. Le SNUipp-FSU réclame au travers d’une pétition une revalorisation immédiate de 300 € nets mensuels, pour toutes et tous, sans contrepartie. Lancée mi-octobre, cette pétition a récolté plus de 46 000 signatures en moins d’un mois.

Une mesure d’urgence largement justifiée

Une mesure d’urgence qui se justifie par la dégradation continue de nombreux indicateurs :

• Une moyenne de 43 heures de travail hebdomadaire pour les personnels enseignants (enquête de la DEPP publiée il y a quelques jours) ;
• Une moyenne de rémunération inférieure à celle de l’OCDE (jusqu’à 19 % en milieu de carrière) ;
• Un décrochage salarial en France également : cadres de niveau A (Bac +5), les personnels enseignants ont un salaire moyen nettement inférieur à celui des cadres du secteur privé (4 230 € nets mensuels) comme des autres cadres de la Fonction publique (- 35 %) ;
• Un point d’indice gelé pendant près de douze ans avec une inflation de 14 % sur la même période ;
• Un recul du pouvoir d’achat qui va de 250 € à presque 500 € par mois selon l’ancienneté et le niveau d’échelon.

C’est ainsi plus d’un mois de salaire qui a été perdu entre 2010 et 2021 pour les PE !

À l’heure où la faible attractivité de la profession enseignante est devenue un problème majeur pour le ministère de l’Éducation nationale, il est urgent de reconnaître et de rémunérer les métiers de l’enseignement à leur juste valeur et cela sans contrepartie.

Des salaires dignes, c’est une question de respect pour les personnels. Mais il s’agit aussi et surtout d’investir avec ambition dans l’école, pour les générations futures et, plus généralement, pour la société.

Paris le 16 novembre 2022
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