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Interpellation des candidat·es

mercredi 30 mars 2022
Mis à jour le mercredi 30 mars 2022

Comment les candidat·es à la présidentielle se positionnent sur 5 mesures fortes soutenues très largement par les enseignant·es et les AESH ?

En cette fin de quinquennat, le SNUipp-FSU, en partenariat avec Harris interactive, a donné très largement la parole aux personnels de l’école. Plus de 24 000 enseignant·es et 2 000 AESH ont ainsi élaboré un bilan tranchant de l’état de l’école et de leur métier :

- lire le rapport enseignants
- lire le rapport AESH

A une très large majorité ils estiment ainsi que l’école primaire fonctionne « plutôt mal », sont unanimement insatisfaits de leur relation avec le ministère (72% « pas du tout satisfait·e » et 23% « plutôt pas satisfait·e », des scores inédits) et très majoritairement insatisfaits également de leur situation professionnelle actuelle (73%).

Pour autant, en parallèle de ce regard critique sur l’école, ils montrent un engagement professionnel très fort, que ce soit à travers leurs relations avec leurs élèves et leurs collègues ou les éléments et les valeurs caractéristiques de leur métier.

Les enseignant·es et les AESH mettent en avant des mesures pour remédier à cet état de l’école en la réorientant vers une perspective égalitaire et émancipatrice. Réalisé en miroir de cette consultation, le sondage Harris grand public montre également un attachement très fort des français·es à l’école publique. Elle fait ainsi partie des 10 thématiques qui vont compter le plus dans leur choix électoral à la présidentielle. Ils estiment par ailleurs à 57% que lors du prochain quinquennat le budget de l’éducation devrait être augmenté.

Le SNUipp-FSU demande donc aux candidat·es à l’élection de prendre position face à cette double interpellation à travers cinq mesures ou affirmations fortes soutenues très largement par les personnels.

Nous publierons leurs réponses à destination de l’ensemble des enseignant·es et des AESH le mercredi 6 avril.

1) La baisse des effectifs au sein de toutes les classes est plébiscitée comme efficace à 99% pour améliorer les apprentissages des élèves et l’inclusion au sein de l’école. Quel plan de recrutement et de construction de bâti scolaire allez-vous mettre en place au cours du prochain quinquennat pour permettre cette baisse ?

2) La hausse des salaires est la mesure prioritaire pour améliorer la situation professionnelle des personnels, en plus de la titularisation comme fonctionnaire pour les AESH. Quels moyens budgétaires allez-vous y consacrer et sur quelles perspectives de revalorisation des grilles salariales vous engagez-vous ?

3) Le fonctionnement de l’école primaire est promis à un fort bouleversement, débuté avec la loi dite de « l’école de de la confiance » et poursuivi avec la loi Rilhac. Pourtant les enseignant·es rejettent la mise en place d’un directeur ou d’une directrice d’école comme « supérieure hiérarchique » à 85% et plébiscitent au contraire l’organisation actuelle de l’école avec le conseil des maître·sses animé par leur collègue directeur ou directrice « pair parmi ses pairs ». Quelles organisation et fonctionnement de l’école promouvez vous ?

4) L’inclusion est jugée comme mal prise en compte par l’institution scolaire (96% des enseignant·es, 73% des AESH et 53% des français·es). Plusieurs mesures sont plébiscitées par les personnels pour y remédier : allègement des effectifs mais aussi maintien des structures d’accueil spécialisées, recrutement d’enseignant·es spécialisé·es, véritable statut pour les personnels AESH, formation, matériel pédagogique adapté… Comment allez-vous améliorer l’inclusion scolaire pour que l’école publique puisse permettre à tous les élèves, dans un cadre collectif, d’avoir les outils d’accès aux savoirs et à la culture commune ?

5) La loi de « transformation de la Fonction publique » a profondément modifié la façon dont les personnels sont affectés ou promus en en rendant opaques et illisibles les modalités. Pourtant les enseignant·es démontrent à 96% leur attachement à des règles équitables et transparentes de gestion des personnels (mouvement, promotion…) étudiées en commission paritaire avec leurs représentant·es élu·es. Allez-vous abroger cette loi de « transformation de la Fonction publique » et revenir à une gestion équitable et transparente des carrières des personnels ?

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